Inspiration #1 : La madeleine de Proust

Temps de lecture : 5 minutes

Bonjour chers lecteurs ! J’espère de tout cœur que vous allez bien !

Il y a peut, j’ai lu un petit extrait du roman À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Le passage où le narrateur retrouve des souvenirs de son enfance via une simple madeleine m’a beaucoup inspiré.

J’ai donc décidé d’écrire à ma manière, une histoire semblable. Ce format est un petit peu plus court que les nouvelles et je trouve un petit peu plus décontracté.

Bon je vous sens près pour lire, je ne fait pas plus attendre:

Le bus aujourd’hui est bondé de monde, en arrivant à l’arrêt Charles de Gaule, Daniel se demande même s’il va attendre pour monter dans le suivant. Dégouté de sa routine, le jeune qui viens de trouver un métier stable, entre dans le bus à contre coeur. Un mélange de transpiration, de linge mal séché, de corps mal lavé se porte à ses narines pourtant innocentes. « Quel délice ! » bougonna-t-il dans sa barbe inexistante en étant pris d’une nausée passagère.

Daniel se tient debout, ces jambes tremblent, « Vais-je vraiment tenir une demi-heure comme cela ? ». Il pense à sa chère mère qui habite à un arrêt de là où il habite. Il décide de s’y arrêter avec grands plaisir.

Après être descendu du bus, l’air de la grande ville lui semble maintenant, beaucoup plus respirable. Sa mère se fait une joie de revoir son fils, ils prirent de brèves nouvelles avant que Jacqueline dise :

– Tu tombes bien j’étais sur le point d’aller à la boulangerie – pâtisserie, tu veux m’accompagner ?

Daniel accepte volontiers, ça fait au moins une décennie qu’il n’est pas allé dans cette vieille boulangerie. Les deux adultes y allèrent bras dessus-bras dessous en se racontant leurs petits plaisir quotidients.

Daniel fût ébahi par l’authenticité intact de la boutique restée comme dans ses souvenirs. Le jeune adulte se souvins de la bonté de la vendeuse. Son sourire transmetteur rayonnait comme auparavant et même si elle avait vieilli, elle restait toujours aussi belle, trouva Daniel. Il pris comme à sa vieille habitude un brownie. En sortant de la boutique Daniel se demanda : « Voyons si ses petits gâteaux son aussi bon qu’avant. »

Dès qu’ils furent rentrés, Daniel, silencieusement hypnotisé, commença par inspecter de son œil de connaisseur, le brownie qu’il avait tant apprécié. Ce n’était pas un brownie comme les autres, l’intérieur était constitué d’un moelleux au chocolat moyennement ferme enrobé d’une couche de nappage au chocolat. Le dessus parsemé de pistaches, noisettes et amendes broyées ainsi que la forme ovale n’avait pas non plus changé depuis la dernière décennie.

« Magnifique, t’a vraiment pas changé toi » se surprit à penser Daniel. Il regardait le petit gâteau comme si c’était le Graal. Les yeux exorbités et la bouche ouverte, il sentait un surplus de sécrétion buccale remplir sa bouche. C’est alors qu’il se décida.

Le jeune adulte, à la manière d’un chirurgien curieux, découpa, comme dans son enfance le dessus du brownie de manière à ce que le nappage ne soit qu’une partie dissociée du dessus.

En ingérant à grande vitesse le dessus, il gardait le meilleur pour la fin. Mais, son goût le figea sur place. Le croquant des fruits sec ainsi que le goût du chocolat n’était que le début de son extase. En mâchant le plus doucement possible afin de faire ressentir un maximum de sensations à son palais.

Il plongea doucement dans un bain coloré de souvenirs d’enfance. Ses premières amourettes, ces premières bêtises, ses premiers copains, ses premiers conflits. Tout allait très vite. Il repensait, revoyais, ressentait tout de sa tendre enfance. Comme si les mauvais souvenirs avaient disparu, il était comblé de bonheur d’avoir retrouvé cela.

Un petit pincement de cœur de nostalgie vint le réveiller. Il prit une profonde inspiration comme après une forte émotion positive ou après une bonne séance de sport. Il avait la deuxième partie du brownie dans sa main droite. La chaleur de sa main fait légèrement fondre le nappage au chocolat. 

Il décide donc de ne plus attendre pour goûter la deuxième partie de ce qui selon lui, représente maintenant un chef d’œuvre de la gastronomie. Il porte à sa bouche la pâtisserie et en croque la moitié afin d’en laisser encore. Faire le glouton serait un délit.

Dès que ses dents eurent touché et perforé le nappage croquant du sujet d’étude. Daniel se mit à froncer les sourcils. Ses mâchoires, doucement montaient et descendaient afin de ne rien perdre du goût de se Brownie.

Si Daniel avait pu attraper en vol les sensations que son corps lui faisait part, il l’aurait fait sans hésiter. Cela commençait par un frisson dans le dos qui était née vers le coccyx puis il était remonté le long de sa colonne vertébrale pour se loger et durer sur le devant de son crâne. Il repensa soudainement à son premier amour. Comment elle l’avait séduit, charmé. Il repensa à leur pudeur, puis leur complicité lorsque l’acte fût venu. Des papillons dans son ventre naquirent pendant que son menton se fripait pour laisser entrouvert sa bouche, il ne mâchait plus, il avait avalé le petit gâteau, il fixait le mur en transpirant légèrement, son cœur battait vite.

Le dos courbé, il pensait à elle. Mais comme si sa blessure intérieur lui avait fait un traumatisme, il ne se souvenait plus de son nom.

Daniel regarda la deuxième moitié qui restait de la pâtisserie. Soudain, il se dit « Ah ouais, tu n’as vraiment pas changé depuis le temps », puis ne se fit pas prier pour finir.

Elle s’appelait Laëtitia, mais comment avait-il pu oublier sa première aventure. Ils étaient tellement complice. Des douleurs de regret lui firent repensé au jour de leur séparation. Au début, il était, content de cette relation amoureuse. Mais, selon lui, elle commençait à être trop étouffante. Il était jeune et avait besoin de liberté. Ce n’est qu’après l’avoir réellement perdu qu’il se rendit compte que c’était une liberté d’être avec quelqu’un d’aussi bien.

Ces remords furent réconfortés par le souvenir de son meilleur ami, George, qu’est-ce qu’il était drôle celui-là. C’est lui qui l’avait consciemment ou non, via ses blagues incessantes, extrêmement réconforté. Ils avaient fait les 400 coups ensembles. Les deux compères avaient arrêté de se parler après qu’une petite amie juge que Daniel était une trop mauvaise relation pour son copain.

Son frisson continuait dans l’avant de son crâne. Doucement, il avalait afin de garder le plus possible ce goût magique en bouche.

Comme un doux retour à la réalité, il réalisa qu’il était chez sa mère, gêné d’être resté aussi longtemps silencieux, il s’excusa. Heureusement, elle n’était pas agacée, dans une voix douce elle dit qu’elle aussi était dans ses pensées.

Une certaine force à l’intérieur de Daniel le fit se lever. Comme une intuition ou une envie présente, il dit à Ginette qu’il devait partir. Il lui fit la bise en lui promettant de revenir et partit.

Dehors il faisait nuit, le fond de l’air était froid, un petit vent soulevait la mèche blonde de Daniel. Dans l’abribus de l’arrêt Pignouf, il attendait assis. Une femme attendait elle aussi. Une intuition lui fit tourner la tête, il reconnut alors cette tête :

– Laëtitia ? Waouh, quelle surprise…tu…tu n’as pas changé. Dit-il d’un air émerveillé en se recoiffant.

Merci d’avoir lu !

J’espère que vous avez pris du bon temps à lire cette histoire !

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Mathys Bernigaud
Mathys Publié le

Auteur débutant, je n'écris que depuis peu. J'ai, dans chacune, de mes histoire l'objectif de faire rêver mes lecteurs.

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