L’île de Nibouba #1

Temps de lecture : 4 minutes

“Une mer calme n’a jamais fait un bon marin”

Proverbe anglais

« Les vagues deviennent trop hautes capitaines ! Nous allons cabaner ! On ne peut plus continuer ! »

Le second de Gaël était arrivé à côté de lui en panique. Gaël, tenait le cap avec une tranquillité inquiétante. Il fixait l’horizon de vague qui montait et descendait violemment avec le navire.

En haussant la voie pour se faire entendre, le tranquille capitaine fit :

« Je ne peux pas m’accorder le luxe de faire demi-tour Bobby, c’est bien clair ? Alors soit nous périrons tous ensemble, soit je vous mènerai à bon port ! Fait ton travail en me faisant confiance ! Sinon tu nous feras tous tuer ! » 

Le moussaillon fît immédiatement demi-tour il titubait gravement du fait des énormes vagues que le navire subissait. Bobby avait confiance en son capitaine : « Il a l’air confiant. C’est vrai qu’il a très souvent sauver les meubles. Mais là ça devient beaucoup trop dangereux. » se dit-il avant de reprendre son travail acharné.

Voilà environ cinq ans que Gaël cherchait, grâce à son grade de capitaine, dans l’ampleur de l’océan, un monde de mille merveilles. Tout petit, le premier livre qu’il lut fût Candide de Voltaire. Le passage sur l’Eldorado lui avait parlé. Depuis il ne cessa de chercher dans les livres et récit des preuves de ce paradis vivant. Dès qu’il eut l’autorisation de monter sur un bateau, il embarqua comme moussaillon. Il faisait tout ce qui était le plus long et répugnant à faire. Mais peu importe. Il était sur la mère en quête de son trésor.

Qu’allait-il y faire là-bas ? Il n’en sait trop rien. Mais il avait très bien profité du fait qu’il était capitaine pour chercher jusqu’au moindre détail son but.     

Une vague vint frapper de plein fouet le côté latéral du navire ce qui fit tomber Gaël avec une violence sans précédente. Il avait lâché le cap, le bateau dérivait. Tous les passagers crièrent à la mort, certain firent le signe de croix pendant que d’autres pensaient à leur femme. Bobby était le seul à encore y croire, il tirait des cordes dans une rage de vivre.

Gaël malgré le K.O technique qu’il venait de prendre, n’oublia pas son objectif. Il se releva encore sonné. Repris le gouvernail qui était en train de tourner frénétiquement. D’abord à genoux, il se leva quand les étoiles dans ses yeux disparaissaient peu à peu.

Une autre vague secoua le navire violemment. Gaël, à cause du choc qu’il avait subi, cru se retourner. Sa tête saignait. Il commençait à avoir froid. Sentant que son état n’allait pas s’améliorer il prit sa ceinture, l’entoura autour du gouvernail afin que celui-ci ne bouge plus. Il allait perdre connaissance et il le savait. En allant vers le pont principal, il tomba à trois reprises mais se releva à chaque fois.

Il s’aperçut soudain du travail acharné que produisaient les hommes. Tel des fourmis qui étaient attaquées, tous les matelots travaillaient vite et précisément. Gaël constata qu’il n’était pas le seul face à la tempête.

Avant de perdre connaissance il eut juste le temps de crier le nom de Bobby qui repris immédiatement les devants du navire. Deux hommes s’occupèrent de lui. Le reste continuait de faire en sorte que le bateau ne coule pas.

Le réveil de Gaël ne fut pas tranquille. Il s’empressa de vomir dans un seau. Sa tête tournait comme pas possible. Elle était comme encore dans la tempête et tournait à n’en plus finir. Un bandeau ensanglanté sur la tête, il soupira.  Bobby entra dans la cale qui servait de salle d’infirmerie improvisée.

 –  Ça va mieux capitaine ? Vous nous avez faits vraiment peur hier.

 – J’ai l’impression que nous avons fêté un heureux évènement tellement ma tête tourne. Dit-il ironiquement.

Bobby rit aux éclats. Il ne se retint pas de dire l’annonce qu’il avait à faire.

– Nous pouvons nous offrir cette fête capitaine, car nous sommes arrivés.

– Nous sommes arrivé à l’El dorado ?!

– Oui Capitaine. Mais je ne tiens pas à ce que vous y alliez pour l’instant. Reposez-vous encore une journée, nous vous attendrons.

Gaël essaya de se lever d’excitation mais fût retenu par une nausée à faire tituber un ascète. Il fût rattrapé in extremis par Bobby.

7 Jours passèrent où Gaël essayait de se lever tous les jours. Le 7ème, c’est sa motivation qui l’accompagna dans sa nausée. Elle fut comme une canne que Gaël utilisait pour supporter son écœurement incessant.

En voyant leurs capitaines sortir de la cale avec difficulté, deux matelots vinrent l’aider. Les autres stoppèrent leurs activités en tout genre afin d’applaudir l’homme exemplaire.

Restant humble, Gaël félicitât ses compagnons de mer. Ce n’était pas que grâce à lui que le bateau était resté d’aplomb face à la mer enragée. Mais grâce à la force du nombre, grâce aux petits efforts d’une personnes cela à fait une réaction en chaîne ayant sauvé tout l’équipage.

Dans un souffle de soulagement, l’humble capitaine tourna la tête vers la terre qu’il avait tant attendu. Silencieux, il regardait.

L’Île paradisiaque était vallonée. On pouvait admirer des arbres à perte de vu. Des arbres jamais vu nulle part d’après le capitaine. Une chaleur interne lui parcourra le corps comme si une flamme jaillissait en lui.

« Messieurs ! Il est temps d’explorer ! » dit-il avec une excitation d’enfant. Des oiseaux s’envolèrent quand l’amas de cri d’excitation des marins se perdit dans le silence paisible de l’île.

(À suivre)

La tempête sur l'île de Nibouba
D’après la Légende, c’est cette première vue de l’île qu’aurait eu Bobby en arrivant

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Mathys Bernigaud
Mathys Publié le

Auteur débutant, je n'écris que depuis peu. J'ai, dans chacune, de mes histoire l'objectif de faire rêver mes lecteurs.

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