L’île de Nibouba #4 EPISODE FINAL

Temps de lecture : 7 minutes

Si grand qu’un bonheur soit, pour l’homme sans traîtrise – S’il est fait du malheur d’un autre, n’est ce pas – La coupe de poison que la main ivre a prise ?

L’épreuve – Léon Dierx

« Messieurs ! La chasse est ouverte ! Qu’on retrouve ces hommes ! Mort ou vivant peu m’importe ! Bon courage à tous ! Et attrapez-moi ces sales traites ! » fit Bobby.

Des hommes armés de couteaux, de pistolets ou de fusils hurlaient pour se donner la force de retrouver les soi-disant traitres.

Des hommes descendaient du bateau en hâte et couraient afin de rejoindre le milieu de l’île. D’autres étaient moins pressés mais bien plus stratégiques. Ils décidèrent de faire le tour de l’île avant de rejoindre le centre.À chacun sa stratégie pour attraper le « Capitaine traître ».

Bobby, lui reste dans le bateau pour surveiller et le garder au cas où le petit groupe revienne pour piquer le navire. C’est ce qu’il se dit avec précaution. Mais il sait qu’au fond, c’est pour ne pas se voir noyer dans la déception d’un capitaine fidèle et toujours présent, devenu un homme prêt à trahir ses marins pour une poignée de sous.

Le cœur de Bobby pleurait, comment le chef avait-il pu ? Alors qu’avant il le croyait ne pas en être capable, maintenant il en était convaincu. Bobby s’assit, regardait le paysage espérant au moins obtenir de nouvelles de celui-ci.

Quand une voix derrière lui se fit paraître. Une voix rauque mais basse. Une voix de quelqu’un qu’il connaissait et qui le répugnait :

« Vous avez bien fait Monsieur.

– Oh ! Ficelur. Tu m’as fait peur, Tu n’es pas à la chasse ?

– Non, Monsieur je préfère rester avec vous. Il semblait très hésitant. Je tiens à vous remercier de m’avoir écouté hier. Vous verrez, vous deviendrez riche et tous vos désirs seront réalité. Vous êtes maintenant le capitaine de ce navire et vous le dirigez mieux que personne. »

Son haleine empestait le poisson pourri. Quand Bobby la sentit par inadvertance, il crut tomber dans les pommes. Était-ce un subterfuge ? Pensa-t-il. Il en conclu que non. Que c’était juste une haleine fétide.

Bobby se retourna afin de voir l’homme dans les yeux. En jetant son coup d’œil il en avait oublié son extrême laideur. Des boutons enrobaient son visage. Il esquissait un petit sourire narquois de gêne, car il voyait très bien que Bobby était resté figé sur sa laideur.

L’homme, encore déstabilisé par ce visage de cadavre fit :

« J’étais perdu et je ne savais pas quoi faire. Tu m’as apporté la solution sur un plateau d’argent. Comment la refuser. Peut-être ai-je fait une erreur. Mais la richesse ne m’intéresse pas, je veux juste le retrouver et voir ce traitre en face de moi.

– Si la richesse ne vous intéresse pas, alors je la veux bien moi. Dit-il entre deux ricanements sarcastiques donnant des frissons dans le dos. »

Une seul saccade de rire de mépris sortit de la bouche de Bobby, il regarda l’île qui cachait de nombreux mystère.

Gaël, vaguement agacé, regardait le gardien qui semblait ne rien comprendre à ce qu’il disait.

«Non, non et non ! Vous ne comprenez pas. Votre île, ou peut-être votre communauté, je ne sais pas. Est pourvu d’une certaine puissance pour ce qui est de mettre en pratique la théorie. C’est ce qui explique vos dortoirs, la médecine et les gens qui y travaillent.

– Inutile de me dire trois fois la même chose. J’ai compris que vous pensez que notre île n’est pas normale par rapport à votre civilisation. Ce que je ne comprends pas c’est que, ce que vous appelez la “théorie ?” pour vous serait une action que l’on ferait afin de garder un certain savoir ?

– Oui mais pas seulement. La théorie peut aussi s’avérer… » Il fut coupé par ses pensées; silencieux, il plongeait dans ses souvenirs. Il y sortit deux minutes après.

« Veuillez m’excuser, dit-il en clignant des yeux. Je me suis souvenu que certains projets ne s’étaient que retrouvé qu’au stade de projet, simplement, car j’avais peur de la pratique et même avec de grandes connaissances.

– Si je comprends bien, chez vous la théorie est dénuée de pratique et doit être complété par celle-ci. Si vous avez trop de théorie en vous, cela peut s’avérer dangereux. Je comprends donc aussi que chez nous, la théorie et la pratique ne sont qu’une seule et même chose. Mais pourquoi continuez-vous à séparer les deux alors que vous voyez très bien que cela vous nuit ?

– Car nous n’avons pas appris à le faire. Nous aimons trop ce qui est confortable et la théorie est extrêmement confortable car elle est toujours parfaite. Voilà ce qui nous fait rester dans un état léthargique. C’est ce qui me fait penser qu’en fait nous somme dans un monde de théorie. Mais ça n’en est rien, car chez vous, théorie et pratique se complètent en un même point afin d’en tirer le meilleur des deux. C’est incroyable !

– Je ne vois pas ce qu’il y a d’incroyable c’est surtout incroyablement simple. Il suffit d’observer la nature. Avez-vous déjà vu un oiseau avec, dans les mains, un livre intitulé « Comment voler » ? Avez-vous déjà vu un guépard réfléchissant comment il allait pouvoir courir à 120 km/h ? Pourtant tous ses mouvements sont parfaitement coordonnés afin que sa course soit la plus efficace possible. 

– Cependant, ses deux animaux ont un minimum de savoir sur le vol et la course, qu’ils ont acquis via leurs parents ou les lois de la nature, n’est-ce pas ?

– Absolument, mais ils ne s’éterniseront pas à mettre en pratique leur savoir. C’est un équilibre. Et c’est ce que nous faisons ici. C’est cela qui justifie en principal tout ce que vous avez vu ici.

– Nous devons tous réapprendre à trouver ce juste milieu, vous êtes d’accord mes… » Un énorme cou d’adrénaline vint brusquement agiter la conversation et les pensées du capitaine, comme s’il avait pressenti quelque chose, il pensait au reste de l’équipage.

« Chef ! On a retrouvé une porte en bois. Elle ne s’ouvre pas mais elle à l’air simple à exploser nous revenons pour prendre des barillets de poudre ! » cria avec fierté un marin à Bobby.

– D’accord chargeons cela, nous en prendrons deux. Je viens avec vous. Nous allons le sortir de sa tanière. »

« Meeeeeerde fit Gaël les mains sur le haut de son crâne. J’ai oublié le reste de l’équipage ! Ils doivent vraiment s’inquiéter ! Il y a d’ailleurs surement une petite graine de révolte qui a germé dans leur esprit. 

Il ordonna à un marin de regarder à l’extérieur pour voir si des personnes rodaient aux alentours.

– Ne vous inquiétez pas j’appelle des gens, nous allons défendre la cité.

– Qu’est-ce qu’on fait maintenant les gars ? Connaissant Bobby, il va exploser la porte. Ensuite, il fera du chantage avec de nombreuses personnes avant de me voir. Il ne va sûrement pas lâcher l’affaire. »

Le proclamé chef se dirigeait maintenant droit vers la porte avec deux barils d’explosif et une poignée d’hommes armés. Ils avançaient lentement mais avec rage et ferveur. À chaque pas que Bobby effectuait il se rendait compte de son poult de plus en plus élevé.

Le marin éclaireur revint pour signaler qu’il avait vu Bobby et quelques hommes approcher de la porte il n’était plus qu’à un quart d’heure d’ici.

« C’est parfait, nous sommes tous près dit avec assurance Gaël. »

Bobby se demandait s’il allait trouver le capitaine, peut-être était-il mort. L’un des hommes dit que la porte était juste après la petite montée.

« C’est quoi ce bordel dit Bobby avec la plus grande des stupeurs. Les hommes étaient aussi bouches bée. »

Après la petite montée. Ils virent la porte. Mais grande ouverte avec le capitaine et deux hommes sur le palier. Gaël ouvrait les bras en signe de bienvenue avec un grand sourire assuré. Mais intérieurement il bouillait de stress.

Bobby et ses hommes pointèrent leurs armes sur les accueillants. A cinquante mètres les uns des autres, les deux groupes se regardaient avec grande méfiance.

« Qu’est ce que tu nous fais sale traitre ? Tu vas nous tendre un piège c’est ça ? Commença Bobby.

– Nous sommes là pour vous accueillir Bobby rien de plus, nous avons trouver un endroit magnifique, ce que nous cherchions depuis longtemps, nous l’avons enfin trouvé.

– Et je présume que tu voulais garder toute la richesse pour toi ! Espèce d’enfoiré !

– Comment ferais-je cela ! Dis-moi juste une seule bonne raison de garder cela pour moi seul. Vous tous, mes matelots, mes confrères. Vous m’avez sauvé la vie plus d’une fois comme je vous l’ai sauvée aussi. Nous faisons partie maintenant d’une famille. Alors dit moi pourquoi aurais-je fais cela ?

– Parce que le trésor t’est monté à la tête ! Vieux rapace ! fit l’un des matelots

– Le trésor ? Il n’y a aucune richesse matérielle ici ! Je…

– Tu mens ! envoya le même matelot.

Bobby sentait la vérité dans ce que son capitaine lui disait.

– Je demande à voir ! déclara-t-il. Si tu nous tends un piège réfléchit deux fois avant de le déclencher. Mes hommes ont derrière eux deux gros barils de poudre à canon près à exploser. Alors tu vas me faire visiter. Mais ça durera une heure ! Si je ne suis pas de retour avant cette heure ils font péter les barils.

– C’est ok. Une heure c’est peu pour tout visiter mais tu iras explorer plus en détail lorsque ta confiance sera revenue. »

Les hommes commençaient à perdre espoir. Voilà environ que Bobby était partis. Ils commencèrent à placer les barils à coté de la porte, et s’éloigner pour se protéger de l’explosion

Un homme vit sortir Bobby de la cité juste avant qu’ils appuient sur la détente. Il n’avait pas le même visage. En plus d’être plus serein il rigolait plus facilement. Sa confiance était revenue. Il avait en plus, sympathisé avec le gardien qui était jute à côté de lui. Il dit à ses hommes de se détendre et de venir à l’intérieur.

Mais quelque chose le bloqua immédiatement lorsque son regard se fixa sur la mer. Attisé par la curiosité, les gens qui l’avaient remarqué fixèrent aussi le même point. Bobby finit par hurler :

« Rentrer tous ! Ficelur à pris le bateau avec le reste des hommes ! Il va nous tirer dessus !»

Le gardien resta calme en comprenant l’ampleur du danger. Il donna l’ordre à tout le monde de rentrer à l’intérieur sur le champ après avoir jeté les barils de poudre. Il finit par dire :

– Laisser je m’en charge.

(FIN)

Porte de la cité de Nibouba
La légende raconte que les tensions se sont passées juste ici.

Merci d’avoir lu !

J’espère que vous avez pris du bon temps à lire cette nouvelle en plusieurs parties !

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Mathys Bernigaud
Mathys Publié le

Auteur débutant, je n'écris que depuis peu. J'ai, dans chacune, de mes histoire l'objectif de faire rêver mes lecteurs.

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